DERNIERE INTERVIEW DE KURT COBAIN (1ere partie)

DERNIERE INTERVIEW DE KURT COBAIN (1ere partie)
Entre autres détails qui ont fait que le concert de ce soir était médiocre, vous n'avez même pas joué " Smells Like Teen Spirit ". Pour quel motif ?

Kurt : Ce titre aurait été la cerise sur le gâteau (Kurt esquisse un sourire d'un air lugubre). Il n'aurait fait qu'aggraver la situation. Je ne me souviens absolument plus du solo de " Teen Spirit ". Ça me prendrait cinq minutes pour le retrouver, mais ça ne m'intéresse pas, je ne sais pas si c'est parce que je suis trop faignant que je m'en contrefous ou quoi. J'aime toujours "Teen Spirit", mais ça m'embarrasse presque de le jouer.

De quelle manière ? L'énormité de son succès te perturbe-t-elle encore?

Kurt : Oui. Tout le monde s'est tellement focalisé sur ce morceau... Or, s'il a déclenché une aussi vive réaction, c'est parce que les gens ont vu la vidéo sur MTV un million de fois. On leur a enfoncé " Teen Spirit " dans le crâne à coups de marteau. Alors que je pense avoir écrit beaucoup d'autres titres au moins aussi bons, si ce n'est plus comme " Drain You ", par exemple, qui est sans aucun doute du même acabit. J'adore les textes et je ne me lasse jamais de le jouer, celui-là. Quoique... peut-être ne l'aimerais je pas autant s'il avait eu le même impact que " Teen Spirit " ? Mais j'ai vraiment du mal, surtout lors d'un mauvais concert comme celui de ce soir, à aller jusqu'au bout de "Teen Spirit ". Ça me donne littéralement envie de jeter ma guitare par terre et de m'enfuir en courant. Je ne peux guère prétendre passer un bon moment en le jouant.

Mais as-tu passé un bon moment en l'écrivant ?

Kurt : On répétait depuis trois mois et on attendait d'être signés sur Geffen. Dave (Grohl) et moi vivions à Olympia, alors que Krist (Novoselic) habitait Tacoma, et on allait répéter là-bas tous les soirs pour composer de nouveaux morceaux. J'essayais d'écrire la chanson pop ultime. En fait, j'essayais surtout de pomper les Pixies, je dois bien l'admettre (Cobain sourit). Quand j'ai écouté les Pixies pour la première fois, je me suis si fortement identifié à eux qu'il aurait fallu que je puisse jouer avec eux ou au moins dans un groupe de reprises des Pixies. On a utilisé leur sens de la dynamique, calmes et soft par instants, puis, tout de suite après, puissants et hard. Le riff de "Teen Spirit " fait monstrueusement cliché il ressemble à s'y méprendre à un riff de Boston, ou à celui de " Louie, Louie ". Quand je l'ai fait écouter aux autres, Krist m a regardé et m'a dit: " C'est totalement ridicule ". Et je le leur ai fait jouer en boucle pendant une heure et demie.

D'où la phrase " Here we are now, entertain us" (" On est là maintenant, amusez-nous ") provient-elle ?

Kurt : C'est une connerie que j'avais l'habitude de lancer pour briser la glace à chaque fois que j'allais à une fête. Bien souvent, quand tu te trouves dans une pièce avec plein de gens, tu es mal à l'aise tellement c'est chiant. C'était donc une façon de dire: "Bon, écoutez, vous nous avez invités, on est là, alors divertissez-nous ".


Qu'as-tu ressenti en voyant un titre que tu as composé pour le fun, en hommage à l'un de tes groupes préférés, devenir l'hymne national du grunge, sans compter qu'il marquera un tournant dans l'évolution des techniques de marketing ciblant les jeunes ?

Kurt : Au début, et pendant quelques années, c'était notre truc à nous et c'était géant. Avoir la possibilité de me jeter dans le public avec ma guitare, d'être porté par la foule jusqu'au fond de la salle, puis d'être ramené sur scène sans qu'on me fasse le moindre mal, c'était une satisfaction que personne ne pouvait s'approprier. Mais dès que c'est devenu mainstream, c'était fini. Quoi qu'il en soit, ça me fatigue de me faire du mouron à ce sujet je suis au-dessus de ça, désormais.

C'est votre première tournée US depuis celle de l'automne 1991, peu de temps avant que Nevermind n'explose. Qu'est-ce qui vous a tenu aussi longtemps à l'écart des concerts ?

Kurt : J'avais besoin de temps pour recouvrer mes esprits et faire le point. Ça m'a atteint tellement durement que je ne voyais pas réellement la nécessité de tourner, puisque je m'étais fait un max de pognon. Des millions de dollars. Huit ou dix millions d'albums vendus, ça représentait énormément de fric pour moi. Donc je m'étais dit que j'allais me reposer et en profiter. Cela étant, même si je ne veux pas m'en servir comme excuse - ce que j'ai déjà fait à de trop nombreuses reprises - mes maux d'estomac ont été l'une des principales barrières qui m'ont empêché de tourner. Cela faisait très longtemps que j'y étais confronté, mais, lorsque tu souffres de façon chronique depuis cinq ans, je te garantis qu'à la fin de la cinquième année tu es devenu complètement barjot. Je ne supportais plus rien du tout. J'étais aussi schizophrène qu'on pouvait l'être.

Quelle proportion de cette douleur physique penses-tu avoir canalisé dans ta musique ?

Kurt : C'est une question redoutable, parce que, de toute évidence, les tourments auxquels on est en proie déteignent généralement sur la musique, ce qui est parfois bénéfique. Je pense que ça m'a aidé. Mais je donnerais n'importe quoi pour jouir d'une bonne santé. Je voulais faire cette interview après avoir passé quelque temps en tournée pour juger et je peux t'assurer que c'est la meilleure que nous ayons faite jusqu'à présent sincèrement. Et ça n'a rien à voir avec le fait que les salles soient plus grandes ou que les gens nous lèchent encore plus le cul. C'est juste que mon estomac ne me cause plus de problèmes. Je mange. J'ai avalé une énorme pizza hier soir. J'apprécie grandement de pouvoir le faire et ça libère mon esprit. Mais, d'un autre côté j'ai toujours eu peur de perdre une partie de ma créativité si mes troubles gastriques disparaissaient. Qui sait? (Cobain marque une pause.) Je n'ai pas le moindre morceau en stock aujourd'hui, alors que, d'habitude, on avait entre un et trois titres qui nous restaient sur les bras à la fin des sessions. En plus, ils étaient tout à fait valables, c étaient des compos qu'on aimait bien, et on avait donc toujours quelque chose sur quoi on savait qu'on pouvait compter - un hit ou au moins un morceau au-dessus de la moyenne. Le prochain album sera par conséquent intéressant à concevoir, parce que nous n'avons absolument pas de rab de Utero. Pour la première fois, je vais partir de zéro. Je ne sais pas du tout ce qu'on fera.


L'un des titres qui fut ôté en dernière minute d'In Utero s'appelait " I Hate Myself And I Wanna Die " (" Je Me Hais Et Je Veux Mourir "). A quel degré de littéralité doit-on le prendre?

Kurt : Il doit être interprété aussi littéralement qu'une blague peut l'être, car ce n'était rien de plus qu'une blague. Et c'est un peu pourquoi nous avons décidé de l'enlever de l'album. Nous savions que les gens ne pigeraient pas et qu'ils prendraient ça sérieusement. C'était totalement satirique, on se foutait de notre propre gueule. On dit de moi que je suis un glandu de camé schizo qui n'arrête pas de se plaindre et veut se flinguer à tout bout de champ - " Tout le fait chier ". Et j'ai pensé que ce serait un titre amusant, ça faisait longtemps que je voulais intituler l'album ainsi. Mais je savais aussi que la majorité des gens ne comprendraient pas.


As-tu déjà été tellement accablé par le désespoir, la douleur ou la colère que tu aies véritablement envisagé de te suicider ?

Kurt : Pendant ces cinq années au cours desquelles j'ai souffert de maux d'estomac, oui. Je voulais me tuer tous les jours. J'ai été à deux doigts de le faire à de nombreuses reprises. Désolé d'être aussi direct. J'en étais arrivé au point où, quand j'étais en tournée, j'étais étendu par terre en vomissant du vent parce que je ne pouvais même pas avaler de l'eau sans la rejeter. Vingt minutes plus tard, j'avais un concert à donner, je chantais et je me mettais à tousser du sang. Ce n'est pas une vie, ça. J'adore jouer de la musique, mais il y avait quelque chose qui n'allait pas. Alors j'ai décidé de "me soigner".

Même satirique, cependant, un tel titre aurait pu toucher une corde sensible.

Kurt : Beaucoup de jeunes, qu'elles que soient leurs raisons, ont de réelles velléités suicidaires. Ceci définit notre groupe à merveille. Nous gérons nos propres contradictions. C'est satirique et sérieux tout a la fois.

Quel genre de lettres de fans reçois-tu ces derniers temps?

Kurt : (Long silence) Avant, j'avais l'habitude de lire énormément de lettres et de m'y impliquer à fond. Mais j'ai été si occupé entre l'album, la vidéo et la tournée que je n'ai pas songé l'ombre d'un instant à lire une seule lettre et je me sens profondément coupable. Je n'ai même pas pu rassembler suffisamment d'énergie pour sortir notre fanzine, ce qui était l'une des choses que nous avions décidé de faire pour combattre toute la mauvaise presse qui est parue sur nous en montrant un aspect un peu plus réaliste de la vie du groupe. C'est très dur
.

Je dois bien admettre que je me retrouve à faire ce que beaucoup d'autres rock-stars ont fait ou ont été obligées de faire. A savoir ne pas être capable de répondre au courrier, ne pas être capable de me tenir à la page musicalement parlant, et m'isoler dans mon coin. Le monde extérieur ne m'est guère familier. Mais j'ai eu de la chance de m'être pointé dans ce club, l'autre jour. On avait un day-off à Kansas City, Pat (Smear) et moi n'avions pas la moindre idée de l'endroit où nous étions ni de l'endroit où nous pourrions aller. On a donc appelé une radio locale pour savoir ce qui se passait dans le coin et ils n'ont pas été foutus de nous répondre. Alors on a fini par téléphoner à un club dans lequel jouait Treepeople, un groupe de Seattle, et il s'est avéré que j'ai fait la connaissance de trois mecs très très cool qui s'éclataient en faisant de la musique. J'ai passé une soirée formidable en leur compagnie, puis je les ai invités à passer la nuit à l'hôtel où je leur ai commandé à manger. Je me suis probablement laissé emporter en essayant d'être serviable, mais ça m'a fait franchement plaisir de voir que je pouvais encore trouver des amis, je ne pensais pas que c'était possible. Il y a quelques années, on jouait dans un club à Detroit, et une dizaine de mecs seulement se sont ramenés. Juste à côté, dans un bar, Axl Rose avait débarqué entouré d'une douzaine de gardes du corps et c'était l'émeute. Tout le monde était en train de se prosterner devant lui. S'il était venu tout seul, il serait presque passé inaperçu, mais il voulait qu'on le remarque. Il faut créer l'attention pour attirer l'attention.
# Posté le dimanche 27 mai 2007 04:16

smells like nirvana

D'ou provient le titre du blog...

parodie de weird al yankovic qui a aussi parodié le bad de mickael jackson ,il en a fait fat
# Posté le samedi 26 mai 2007 11:00
Modifié le vendredi 15 juin 2007 16:25

la pub qui ne plait pas à tout le monde (source 20 minutes.fr)

la pub qui ne plait  pas à tout le monde (source 20 minutes.fr)
Kurt Cobain, Joe Strummer, Joey Ramone, et Sid Vicious, vêtus de blanc et Dr Martens aux pieds, lévitent dans un ciel nuageux comme des anges... La campagne de publicité de la célèbre marque de chaussure, qui devait paraître prochainement, n'a pas plu à Courtney Love. La veuve du leader du groupe Nirvana, qui contrôle d'une main de fer l'image de son défunt mari, n'a pas apprécié ne pas être consultée pour cette image.

Offense ou créativité ?

Après une semaine de débats sur la pertinence d'utiliser d'anciennes gloires du rock, aujourd'hui décédées, Dr Martens a décidé de suspendre sa campagne et de virer son agence de publicité, Saatchi & Saatchi.
«Dr Martens présente ses excuses pour l'offense causée par la publication d'images d'icônes rock portant des Dr Martens», a déclaré le PDG de la marque.

L'agence de pub a aussitôt répliqué par la voix de sa directrice exécutif de création. «Nous pensons que ces clichés étaient agaçants mais pas offensants,» soutient Kate Stanners dans un communiqué. «Nous regrettons que la controverse a conduit Dr Martens a mettre fin à son contrat avec Saatchi & Saatchi», a-t-elle ajouté.

L'agence révèle également qu'une enquête est en cours pour découvrir quel employé de la firme a publié ses photos sur l'Internet.
# Posté le samedi 26 mai 2007 10:45

sliver the best of the box

sliver the best of the box
album ,à mon avis inutile qui reprend à des fins commerciales des titres présents dans le coffret with the light out et deux titres inédits spank thru de la démo de Fecal Matter et une autre version de come as you are .

1. Spank Thru (1985 Fecal Matter Demo) (Inédit)
2. Heartbreaker (Live)
3. Mrs. Butterworth (Rehearsal)
4. Floyd The Barber (Live)
5. Clean Up Before She Comes (Solo Acoustic Demo)
6. About A Girl (Solo Acoustic Demo)
7. Blandest (Demo)
8. Ain't It A Shame (Demo)
9. Sappy (1990 Studio Demo) (Inédit)
10. Opinion (Live Solo Acoustic)
11. Lithium (Live Solo Acoustic)
12. Sliver (Solo Acoustic Demo)
13. Smells Like Teen Spirit (Rehearsal Demo)
14. Come As You Are (Boom Box Version) (inédit)
15. Old Age (Outtake)
16. Oh The Guilt (B-Side)
17. Rape Me (Solo Acoustic Demo)
18. Rape Me (Demo)
19. Heart Shaped Box (Demo)
20. Do Re Mi (Solo Acoustic Demo)
21. You Know You're Right (Solo Acoustic Demo)
22. All Apologies (Solo Acoustic Demo)

# Posté le samedi 26 mai 2007 05:21

With the light out

With the light out
Coffret comprenant 3 cd avec des démos ,reprsies ,raretés et un dvd ,sorti en 2004.

[Disque : 1

Heartbreaker, Anorexorcist, White Lace And Strange, Help Me I'M Hungry, Mr Butterworth, If You Must, Pen Cap Chew, Downer, Floyd The Barber, Raunchola/Moby Dick, Beans, Don'T Want It All, Clean Up Before She Comes, Polly, About A Girl, Blandest, Dive, They Hung Him On A Cross, Grey Goose, Ain'T It A Shame, Token Eastern Song, Even In His Youth, Polly

Disque : 2]

Opinion, Lithium, Been A Son, Sliver, Where Did You Sleep Last Night, Pay To Play, Here She Comes Now, Drain You, Aneurysm, Smells Like Teen Spirit, Breed, Verse Chorus Verse, Old Age, Endless, Nameless, Dumb, D-7, Oh The Guilt, Curmudgeon, Return Of The Rat, Smells Like Teen Spirit

Disque : 3

Rape Me, Rape Me, Scentless Apprentice, Heart Shaped Box, I Hate Myself And I Want To Die, Milk It, M.V., Gallons Of Rubbins Alcohol Flow Through The Strip, The Other Improv, Serve The Servants, Very Ape, Pennyroyal Tea, Marigold, Sappy, Jesus Doesn'T Want Me For A Sunbeam, Do Re Mi, You Know You'Re Right, All Apologies

Disque : 4

Love Buzz (Dvd), Scoff (Dvd), About A Girl (Dvd), Big Long Now (Dvd), Immigrant Song (Dvd), Spank Thru (Dvd), Hairspray Queen (Dvd), School (Dvd), Mr Moustache (Dvd), Big Cheese (Dvd), In Bloom (Dvd), Sappy (Dvd), School (Dvd), Love Buzz (Dvd), Pennyroyal Tea (Dvd), Smells Like Teen Spirits (Dvd), Territorial Pissings (Dvd), Jesus Doesn't Want Me For A Sunbeam (Dvd), Talk To Me (Dvd), Seasons In The Sun (Dvd)

# Posté le samedi 26 mai 2007 05:17
Modifié le jeudi 21 juin 2007 11:32